Threat Intelligence & IOCs

Google Web Risk : Bloquer les infrastructures de phishing

5 min de lecture Akuity SOC · Delphisoft Deutschland

Le phishing contourne régulièrement vos filtres antispam. Apprenez à exploiter Google Web Risk au sein de votre SOC pour bloquer ces menaces à la source.

Le phishing (hameçonnage) reste, année après année, le vecteur d'accès initial (Initial Access) numéro un pour les cyberattaques, y compris les ransomwares les plus dévastateurs. Malgré l'investissement massif des entreprises dans des passerelles de sécurité de messagerie (Secure Email Gateways), les attaquants rivalisent d'ingéniosité. Ils utilisent des adresses légitimes compromises, des techniques d'obfuscation de liens (URL rewriting) ou des QR codes pour déjouer les filtres antispam.

Une fois que l'e-mail a atteint la boîte de réception du collaborateur, l'entreprise se retrouve à la merci d'un simple clic. Pour contrer cette menace, les centres d'opérations de sécurité (SOC) doivent être capables d'identifier et de bloquer les infrastructures hébergeant ces faux sites de connexion avant la compromission. Découvrez comment l'intégration de Google Web Risk révolutionne cette lutte.

La nature éphémère du Phishing moderne

Pourquoi les bloqueurs classiques échouent-ils souvent face au phishing ? En raison de l'extrême volatilité des campagnes.

Un attaquant moderne ne crée pas un seul site web frauduleux (ex: faux-site-banque.com) pour le laisser en ligne pendant des mois. L'infrastructure est pensée pour être jetable. Le pirate achète 50 noms de domaine générés automatiquement ou utilise des services d'hébergement gratuits. Il lance sa campagne d'e-mails, récupère les mots de passe et les jetons de session (Token Theft) en quelques heures, puis détruit ou abandonne le serveur avant même que les bases de données de sécurité traditionnelles n'aient eu le temps de répertorier l'URL.

Qu'est-ce que Google Web Risk (Safe Browsing) ?

Pour lutter contre des menaces dont la durée de vie se mesure en heures, il faut s'appuyer sur des bases de données colossales, mises à jour en temps quasi réel.

Google Web Risk (qui alimente la technologie Google Safe Browsing présente dans Chrome, Safari et Firefox) analyse en permanence des milliards d'URL et d'adresses IP sur Internet. Ses algorithmes de machine learning détectent les sites trompeurs (Ingénierie sociale), les malwares cachés et les logiciels indésirables. Lorsqu'une URL est identifiée comme dangereuse, elle est indexée instantanément.

L'intégration proactive dans le SOC Akuity

Lorsqu'un analyste SOC détecte un clic suspect ou examine un e-mail signalé par un utilisateur dans Microsoft Defender, il fait face à une URL ou une adresse IP. S'il doit se connecter manuellement au portail Google Transparency Report pour vérifier chaque lien, il perd son asymétrie opérationnelle.

Dans l'orchestrateur Akuity SOC, la vérification Web Risk est nativement intégrée au module d'investigation des IOCs (Indicateurs de Compromission).

Le croisement des sources (OSINT automatisé)

Lorsqu'une adresse IP ou un nom de domaine est soumis à la console, l'application ne consulte pas uniquement AlienVault OTX. Elle interroge simultanément l'API de Google Web Risk.

Si l'infrastructure est reconnue comme hébergeant du hameçonnage, la jauge radiale de score de l'interface passe instantanément au rouge critique. La note d'analyse générée par l'IA Gemini affichera un message sans équivoque :

"Détection active de phishing ou signalement Google Safe Browsing / Web Risk sur cette infrastructure."

Le blocage immédiat (Remédiation SOAR)

L'analyste dispose désormais de la certitude absolue qu'il est face à une campagne de phishing. L'objectif n'est plus seulement de purger l'e-mail, mais de protéger tous les collaborateurs qui l'auraient déjà reçu ou qui pourraient cliquer sur le lien depuis une autre source (ex: messagerie instantanée Teams).

Depuis le Panel de Ticket d'Akuity, l'analyste clique sur l'action "Bloquer l'IOC" (blockIocOnTenant). Après validation MFA (niveau AAL2), le SOAR envoie l'instruction via API à Microsoft Defender for Endpoint. L'accès à ce nom de domaine ou à cette adresse IP est immédiatement et globalement interdit au niveau du navigateur et du réseau de l'entreprise (via Defender Network Protection).

Conclusion : L'intelligence au service de l'action

Le phishing est une course de vitesse. Une base de Threat Intelligence aussi puissante que Google Web Risk n'a d'intérêt que si elle est branchée directement sur votre moteur de remédiation (SOAR). En automatisant l'évaluation des liens et en permettant leur blocage en un clic, vous protégez physiquement vos collaborateurs contre l'ingénierie sociale, même lorsque les défenses périmétriques ont échoué.

Protégez vos collaborateurs contre les liens malveillants. > Découvrez comment l'outil pour Évaluer la réputation IP via AlienVault et Web Risk d'Akuity SOC accélère votre réponse aux incidents de phishing.

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